La presse se fait largement l’écho de l’ambition présidentielle du Ministre de l’Ecologie, accessoirement Président du
Parti Radical Valoisien.
L’approche et la motivation de cette candidature restent confondantes :
- « Not’ Jean-Louis » ne veut pas se présenter pour être élu, il veut faciliter la réélection de Nicolas Sarkozy
-« Not’ Jean-Louis » ne veut pas affirmer la présence centriste au sein de l’échiquier politique, il veut faciliter la réélection de Nicolas Sarkozy.
- « Not’ Jean-Louis » ne veut pas promouvoir la pensée radicale par une candidature de principe, il veut faciliter la réélection de Nicolas Sarkozy.
- « Not’ Jean-Louis » ne souhaite pas le « retour » du Parti Radical dans la vie politique , il veut faciliter la réélection de Nicolas Sarkozy.
C’est son seul « crédo ». Ceux qui ont pu penser, une fraction de seconde, à l’issue du dernier Comex que Jean-Louis Borloo était sincère dans ses propos au sujet d’un départ du Parti Radical de l’U.M.P, ceux-là ont peut-être compris que, jamais, le Radicalisme n’a été sa préoccupation principale.
Bénéficiant d’un « look » et d’un discours qui le rendent populaire, Jean-Louis Borloo, depuis 2002 (son entrée au Gouvernement), n’a connu qu’une longue suite d’échecs :
- Le Ministère de la Ville : En avez-vous vu les points positifs ? Demandez à Fadela Amara…
- La cohésion sociale : On sait la suite… un quart des objectifs sont atteints à la fin du plan
- Les Finances : Il a du fuir les fonctionnaires de Bercy…
- L’Ecologie : Copenhague, la taxe carbone, la taxe poids lourds, etc.…
Il vend son image écornée à Nicolas Sarkozy qui a besoin de redorer la sienne…
De plus, Jean-Louis Borloo ne suscite pas un enthousiasme démesuré à droite. Sa candidature est au mieux envisagée avec circonspection par le Nouveau Centre, au pire franchement écartée dans les rangs de l'UMP.
Le porte-parole du parti présidentiel (U.M.P) Dominique Paillé (Egalement Conseiller du Président du Parti Radical) considère, lui, que «la vie politique ne se résume pas à des considérations tactiques. Il y est aussi question de convictions et de projets. Si Jean-Louis Borloo a un projet différent de celui de Nicolas Sarkozy, qu'il en fasse état», poursuit-il. On n’est jamais trahi que par les siens…car au Parti Radical, aujourd'hui, il n'y a pas l'ombre d'un projet.
D'autres cadres et élus de l'UMP sont plus vindicatifs : «Si Jean-Louis Borloo était candidat, estime l'un d'eux, les radicaux devraient quitter l'UMP, et le mouvement entamerait son explosion.» Cela revient à confirmer, sous une autre forme, ce que je souligne depuis des années : « Pour l’U.M.P, seule la soumission pure et simple des Radicaux est acceptable… » . Et nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas être d’accord pour accepter la mort lente du plus vieux parti politique français.
Le monde politique porte un regard sans concession sur Jean-Louis Borloo jugé velléitaire.
Voici ce qu’écrit Jean-Luc Vigogne sur le Blog de l’Express.fr :
« Même si le ministre de l'Ecologie s'interroge en ce moment, les questions de parti finissent toujours vite par "l'ennuyer. Il est patron d'une formation politique, le parti radical, depuis quatre ans et il n'en a rien fait.
« Rien que déjeuner avec des parlementaires est déjà un calvaire pour lui. C'est un velléitaire pour toutes les questions "politiques, me confie un de ses collègues ministres qui le connait bien. Il n'y aura donc jamais de grande formation "partisane autour de lui. Je prends les paris: Jean-Louis Borloo ne sera jamais candidat à la présidentielle. La quête "élyséenne, c'est un truc très particulier que bien peu ont. Il faut être prêt à tout sacrifier, prêt à être mis plus qu'à nu, "prêt à s'en prendre plein la gueule, prêt à prendre le risque de finir à 5% et de rester dans l'Histoire avec un piètre "score... Je ne crois pas que Borloo y soit prêt. Son vrai rêve, c'est d'être un jour nommé premier Ministre. Ce n'est "d'ailleurs pas impossible qu'il le devienne. Pour le reste….
« Lire l’article complet : http://blogs.lexpress.fr/rock-n-pol/2010/04/ca-cest-vraiment-toi.php
Nous sommes intellectuellement très éloignés des valeurs radicales d’Emile Chartier dit "Alain" ou de celles défendues par Jean-Jacques Servan-Schreiber dans son « manifeste radical » de 1970.
Comme l’écrivait Charles de Gaulle dans ses « Mémoires de Guerre » : « Les hommes sont aussi lassants à voir dans les manœuvres de l’ambition qu’ils sont attrayants dans l’action pour une grande cause »
Le travail pour cette grande cause, le « Collectif National » vous le proposera très bientôt …..
Alain Carsenti

« Centriste et Ecologique », et Jean-Louis Borloo renchérit : « Les petits
partis de l'UMP n'ont pas de personnalité propre et de toute façon, ce n'est pas possible qu'ils en aient une». Merci pour le Parti Radical Valoisien, qu’il néglige depuis qu’il en a été élu
Président et qui est au bord de l’explosion.
vieil adage radical « Au premier tour, on ratisse – au deuxième tour, on rassemble ». Hélas,
pour la droite républicaine, c’est trop tard. La thèse que nous soutenons, depuis des mois, se voit vérifiée, il faut que la majorité présidentielle soit diverse, plurielle et lisible dans toutes
ses composantes. Certains candidats, dont Laurent Hénart partisan d’une fusion U.M.P/Parti Radical, auront peut-être compris la leçon. Il est vrai que pour le « politicien de
métier » moins on a d’adversaires, mieux on se porte. Mais l’électorat n’y trouve pas son compte et il vient de le rappeler par un taux d’abstention record. Le deuxième tour marquera-t-il un
revirement de l’électorat ? Rien n’est moins sur…