Le service de presse du Parti Radical (Hé, oui il existe!) vient de faire connaître la liste des « candidats radicaux » pour les prochaines élections régionales.
Selon Jean-Louis Borloo, il y aurait 101 candidats et candidates présentés par la Place de Valois. Hélas, à l'image des instances dirigeantes du Parti Radical Valoisien, cette liste est complètement factice.
Ainsi, on y relève un certain nombre de candidats qui ne sont pas adhérents du P.R.V, d'autres se sont révélés « radicaux » que fin 2009, (par exemple en Seine Maritime) voire en janvier 2010. C’est ce qu’on appelle « des radicaux de circonstance », même s’il n’est jamais trop tard pour bien faire!
Mais ils ont pris la place de « vrais radicaux » qui, par leurs engagements et actions sur le terrain, avaient un droit légitime et reconnu à figurer en places éligibles sur les listes de la Majorité Présidentielle.
Un exemple révélateur pour illustrer ce propos, choisi parmi d’autres très nombreux : « Le Val de Marne » où deux élus « radicaux », des vrais, ayant un poids politique local important au point d’être sollicités directement par l’U.M.P régionale pour être en positions éligibles, attendent toujours que la Direction Nationale du P.R.V, chargée des Investitures, propose leurs candidatures aux réunions de concertation de l’U.M.P. Résultat : Aucun radical valoisien n'est sur la liste de la Majorité Présidentielle pour le Val de Marne . Est-ce normal ?
Actuellement 22 élus radicaux sont « conseillers régionaux ». Nos instances nous en annoncent 17. Où sont passé les cinq autres ? Disparus du Parti ?
Avec l’aide de nos correspondants en régions, nous avons pu établir une liste exhaustive des candidats « radicaux » qui seraient en positions éligibles et ce malgré l’annonce d’un résultat électoral très décevant pour la Majorité Présidentielle. Selon cette liste, 37 Radicaux « officiels » seulement (notamment Monsieur Jego et les adhérents de la dernière heure…) ont une chance d’être élus aux 1830 postes à pourvoir dans les vingt six assemblées régionales et territoriales de France et d’Outre Mer. C'est-à-dire que le Parti Radical représenterait 2% des candidats éligibles…. Il n’y a pas lieu de chanter victoire, Monsieur Borloo, et combien resteront « radicaux » après les élections ?
Qui a négocié cet accord électoral catastrophique avec l'UMP ?
Laurent HENART, bien sûr, et lui seul serait donc le responsable de cette déroute….
Nous sommes la plus mal traitées des formations politiques associées à l’U.M.P, loin derrière Le Nouveau Centre, Le C.N.P.T, Mme Boutin, etc.….
Le Président du Parti Radical avait promis de doubler le nombre d'élus radicaux aux élections régionales et de venir soutenir les candidats pendant la campagne. Où sont les quinze déplacements prévus en régions ? Raté. Où sont les 44 sièges promis aux Radicaux, aux vrais … ? Encore Raté… !!!
Et il est même des régions où le sigle « Parti Radical » ne figure même pas sur les documents électoraux… alors que Jean-Louis Borloo, après les Elections Européennes, avait pris en engagement formel à ce sujet. Raté et encore Raté... !!!
Je ne voudrais pas conclure mon propos sans évoquer le déroulement du dernier COMEX, très important, car s’y déroulait « l'élection de notre nouveau bureau national. »
Jean-Louis Borloo, notre Président, y a fait une apparition tardive et furtive (il faut dire qu'il est plus préoccupé par l'échec de Copenhague et son avenir personnel que par la situation dramatique dans laquelle se trouve le Parti Radical).
Ce COMEX a été entaché d'irrégularités manifestes mais, comme d'habitude, ses membres n'ont rien fait pour dénoncer ces dysfonctionnements.
Qui osera le faire un jour ?
Michel Elmlinger

